Prenons les voiles avec L’Atelier Bartavelle

Atelier Bartavelle est un vestiaire composé de « pièces de dessus ».Gilets sans manches, vestes, perfectos, trenchs et manteaux sont déclinés dans des matières nobles et une large gamme de couleurs au fil des saisons. C’est un vestiaire minimaliste qui évolue constamment et articule une recherche sur la répétition et l’inédit : comment décliner et adapter une collection innovante sans bouleverser les formes, les codes et l’univers défini ? Chaque pièce a une histoire qui ne se limite pas à celle de sa conception, elle inclut aussi sa fabrication : l’origine du tissu et sa composition, le lieu de confection ainsi que la personne qui la fabrique. Les pièces en chaîne et trame sont produites à Marseille. Celles en cuir sont confectionnées dans un petit atelier de Porto, également reconnu pour son savoir-faire. On peut ainsi lire sur certaines étiquettes « Fabriqué à Marseille par Jacky ». Chaque veste est identifiable par sa doublure : un imprimé rouge et blanc inspiré des broderies Mexicaines de l’Etat de Oaxaca.

« Les Islettes », la collection pour l’été 2015 met en scène Inès Mélia sous l’objectif d’Adeline Mai.

L’Atelier Bartavelle est en Résidence dans les Ateliers de Paris 30, rue du Faubourg Saint Antoine,75012 Paris

Atelier Bartavelle été

Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, le film au sept Césars

J’avoue que je ne voulait pas aller voir ce film, ces derniers temps, quand je sors, j’ai envie de me changer les idées, la barbarie du Jihad dans les quatre coins du monde, nous pouvons la voir tous les jours à la télé. Mais je n’ai pas pu faire l’autruche longtemps et j’ai fini par le voir la semaine dernière. Je ne regrette pas, c’est un très bon film, assez surprenant et parfois trompeur.

Il commence tout doux et gentil : L’amour d’un homme pour sa femme et sa fille, le pêcheur avec ces filets, les gens qui essayent de survivre et « vivre » malgré la présence des intégristes, le désert…

Timbuktu

Parfois comique : Les jihadistes avec leurs Kalachnikovs toujours en bandoulière, venus des quatre coins du monde ont besoin des interprètes en permanence, c’est une vraie Tour de Babel ! Ils essayent de faire un film de propagande avec un ancien rappeur et parlent de foot et des joueurs entre eux comme si ils étaient dans le café du coin. Mais à Timbuktu le foot est interdit, ainsi que la musique, le chant et les femmes pour aller au marché sont obligées de porter de gants et des chaussettes ! Les jeunes jouent au foot sans ballon, un simple match dévient un acte de rébellion.

Timbuktu le film

Avec des moments intenses de courage : La femme qui refuse de porter des gants pour vendre des poissons au marché : – Coupez moi mes mains mais je ne porterais pas des gants !

Timbuktu film

Celle en train de se laver les cheveux dit aux intégristes: – Si vous ne voulez pas voir mes cheveux, si vous les trouvez indécents regardez ailleurs.

Timbuktu le film

Tourne au surréalisme : Encore une femme,la sorcière du village fait barrage aux hommes armées avec son corps, les bras nus et la tête haute avec son coq sur les épaules.

Timbuktu le film

Et fini tragiquement : Avec des coups de fouet, des jeunes filles séquestrées et mariés de force, des lapidations, des exécutions sommaires.

Timbuktu le film

La barbarie nous explose au visage, cella ne pouvait pas finir autrement, je le savais dès le début.

Victor Férès: couturier et plasticien

Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de rencontrer Victor Férès ; couturier et plasticien il questionne le corps, son identité, son intimité, ses vies, ses mouvements, ses possibles… Une recherche permanente de techniques, de formes et de matières pouvant être des tissus : papier photographique, fibre de verre, fibre optique… Victor Férès utilise le vêtement comme motif.

D’habitude, je suis très bavarde et là, je suis resté muette devant ses créations, installations, panneaux géants, costumes et habits qui peuvent servir même à s’habiller mais pas uniquement. Je préfère lui donner la parole :

« Le verbe habiller ne s’agit pas uniquement d’habiller un corps, le corps humain a besoin de protection, il faut s’habiller pour se protéger du froid du vent, du soleil…S’habiller n’est pas de l’art, parce que tout ce qui est artistique est inutile par définition. S’habiller dévient artistique quand le vêtement dévient un langage pour partager une identité ou rentrer en contact avec le monde. Une chose que m’intéresse beaucoup est la mémoire, nous sommes les seuls êtres à transmettre une mémoire matériel. A cette mémoire, ont ajoute une culture, une richesse pour ceux qui sont à venir, à partir de cette mémoire ils peuvent construire davantage parce que il y a une précision sur notre évolution. »

En 2002, Victor Férès rencontre Thérèse Gutmann et découvre la peausserie de Raïm Gutmann, tanneur et peaussier : Le projet Ex-Peau voit le jour.

En collaboration avec le styliste Ricardo Martinez Paz, il réalise une pièce, une burka, pour le personnage principal de la reconstitution du tableau de Delacroix La liberté guidant le peuple, conçue et photographiée par Gérard Rancinan pour le magazine Paris Match, et exposée au Palais de Tokyo en 2009, puis au Louvre en 2010.

Victor Férès est actuellement responsable de l’atelier Couture  au 100 Rue de Charenton à Paris.

On aura tout vu : Un grand show

Depuis 2010, je accompagne de près le duo, Livia Stoianova et Yassen Samouilov de la marque « On aura tout vu ». Leur travail est toujours surprenant mais le dernier défilé, pour présenter la collection SS 2015, mérité le titre de « Show ». Dans le Club 79, ils nous ont présentés, en plus des modèles qui défilaient, une installation des costumes du Ballet « Casse noisette » et la performance du jeune danseur et chorégraphe Jeroen Verbruggen.

Cette collection est une interprétation couture de quatre personnages de Casse Noisette : Drosselmayer, Prince de noix, Fille miroir et Marie

Comme a chaque saison, la fête continue avec un « After Show » plein des surprises.

Rossana de Sordi

«Swimming blue », par le village des créateurs

Pour la 4e année consécutive, le Village des Créateurs répond avec bonheur à l’invitation de Joyce Gallery et présente du 3 au 14 février l’exposition «Swimming blue ». Dans une mise en scène inspirée de l’univers de la piscine, plusieurs créateurs du VDC s’expriment à travers mode & accessoires, sur la thématique de la couleur bleu. Certains y voient la symbolique d’un monde industriel, d’autres celle de l’Orient, d’une divinité, de la sagesse, de la paix. Céleste, Klein, cyan, roi, électrique, pantone… le bleu inspire les créateurs et les artistes depuis toujours. Cette exposition est une plongée dans cette source infinie.

Les créateurs venus de Lyon pour participer à cet événement sont : Betty Janis, Caob, Amandine Leforestier, FST Handwear, Cae, Caroline Takvorian, Marron Rouge, Andrea Vaggione, Pülü, Atelier Renée, Sophie Guyot, Marie Antoilette.

Photos et texte du dossier de presse de l’exposition « Swimming blue »

«Swimming blue » par le village des créateurs